Pourquoi ce blog ?

J e n’avais pas prévu de le faire : Moi, mes livres et l'ailleurs. C réer un blog, me dévoiler, entretenir un espace semi-public où je ...

samedi 7 février 2026

J’ai aimé au premier regard et j’ai appris à partir seule.

Je l’ai aimé au premier regard,

Ce genre d’amour qui te dit que tu as trouvé celui avec qui tu veux finir ta vie.

Celui qui te traverse comme une évidence, comme si ton cœur avait reconnu quelque chose avant même que ta tête ne comprenne.

 Et j’ai cru que ça suffirait.

 J’ai cru que l’amour , quand il est sincère, quand il est fort, quand il est entier... finit toujours par trouver sa place.

 Mais parfois, l’amour ne suffit pas.

Parce que l’amour, ce n’est pas seulement ressentir.

C’est aussi choisir.

Agir.
Être là.

 

J’ai accepté d’être l’amie d’abord.

Par amour j’ai accepté un rôle qui ne me convenait pas.

J’ai accepté d’être l’amie d’abord.
De patienter.

De l’aider à trouver quelqu’un.

D’être celle qui comprend, celle qui ne met pas la pression, celle qui s’adapte.

 

J’ai voulu être douce, rassurante.
Je me suis dis que l’amour, le vrai, ne force pas.

Qu’il respecte le rythme de l’autre.

Alors j’ai attendu, j’ai donné.

 J’ai arrêté de fumer.

J’ai fait des efforts.

J’ai changé des habitudes.

 Pas parce qu’il me l’avait exigé.

Mais parce que je voulais m’investir dans notre relation.

Je voulais être une femme meilleure, une femme qui construit pour lui.

Je voulais être une évidence dans sa vie.

 

J’ai encaissé des situations qui ne me concernait pas.

J’ai supporté des situations conflictuelles avec son ex.

Des tensions, des histoires, des moments lourds, pénibles.

 Et au lieu de reculer, je suis restée.

 Parce que je l’aimais.

 

Je me suis investie avec ses enfants.

Avec sérieux, avec respect. Avec mon coeur.

 Parce que quand on aime quelqu’un, on ne fait pas semblant.

On n’aime pas à moitié.

J’ai pris ma place comme j’ai pu, comme on me l’a laissée.

 

Et pourtant... j’ai été seule.

C’est là que l’histoire bascule.

 Parce qu’à force de donner, j’ai commencé à voir ce que je recevais.

Et surtout... ce que je ne recevais pas.

 

J’ai été seule dans les moments importants de ma vie.

 Seule pendant la chimio, a attendre que le produit se diffuse dans mes veines.

Seule dans la salle d’attente des examens importants, à avoir peur.

Seule face aux résultats qui auraient dû être partager.

Seule pendant les crises d’angoisses.

Seule quand un nouvelle me tombée dessus comme une vague.

 

Seule.
Encore.
Toujours.

 

Je ne parle pas de solitude physique.

Je parle de cette solitude plus cruelle : celle où tu es en couple... mais tu te sens abandonnée.

 

À force d’être seule, j’ai commencé à douter de ses sentiments envers moi.

Pas parce que je cherchais des problèmes.

Pas parce que j’étais trop exigeante.

Pas parce que j’avais besoin d’être rassurée pour rien.

 Mais parce que l’absence répétée finit par parler.

L’absence, quand elle se répète dans les moments où on a le plus besoin de quelqu’un...

Elle ressemble à un message.

 

J’ai essayé d’en parler, d’expliquer ce que je ressentais.

Mais je devais continuer d’être celle qui donne et non celle qui demande si je voulais qu’il n’y est pas de dispute.

 

Alors je suis partie.

 

Et oui, peut-être que c’est égoïste.
Peut-être que ça ressemble à une fuite.

Peut-être certains diraient que j’aurais dû rester.

 Mais j’étais épuisée.

Et pour être honnête, je suis partie avec une pensée:

Peut-être que cette fois, il fera un geste. Une preuve. Quelque chose.

Peut-être que cette fois... il viendra.
Pour moi, pour nous.

 

Mais rien.

 

Il ne m’a pas couru après.

Il n’est pas venu taper à ma porte.

Il n’a pas essayé de me récupérer.

 Comme pour toutes les choses importantes dans vie...

Il a encore été absent.

 

Et là, aujourd’hui, j’ai compris.

 Ce n’est pas moi qui est manqué d’amour.

Je l’ai aimé sincèrement. Profondément.

Je l’ai aimé avec patience, avec courage, avec dévouement.

 

Mais l’amour ne se prouve pas avec des mots.
Il se prouve avec une présence.

Avec des actes.

 

Et moi, j’ai trop souvent aimé seule dans cette relation.

Je regrette d’avoir accepté trop longtemps que ma santé ne soit pas si importante pour lui.

Je regrette d’avoir accepté une place où je devais être forte pour deux.

Une place où j’étais là... même quand on ne l’étais pas pour moi.

 

Aujourd’hui, je me choisi puisque lui n’a pas su me choisir.

Aujourd’hui, je comprend que l’espoir qu’il tape à ma porte et qu’il se batte pour moi, est un espoir vain. Car il ne l’a jamais fait et ne le fera jamais.

Je comprend enfin que je n’étais pas si importante que ça pour lui.

 

Et je comprend surtout, que finalement même si j’étais partie dans l’espoir qu’il me court après, c’est une bonne chose que je sois sortie de cette relation à sens unique.

 

Je veux un amour qui reste.

Un amour qui me tient la main.

Un amour qui vient quand je tombe.

Un amour qui ne disparaît pas quand la vie devient difficile de mon côté.

 

Je refuse de revivre avec quelqu’un qui n’est pas là pour moi.

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